Mali Statup act : une lueur d’espoir pour les entreprises

La facilitation de l’accès à internet, l’abondance et le prix abordable des smartphones ont été un terreau pour l’émergence de nouvelles formes d’entreprenariat au Mali, les startups.

Entreprendre n’a jamais été facile surtout dans une conjoncture ou il y a l’insécurité et les menaces terroristes au nord et centre du pays, ou la lourdeur administrative, l’insuffisance de politiques adaptées désavantage les entrepreneurs. A cela  aussi les entrepreneurs se heurtent à la problématique de l’accompagnement et les difficultés d’accès aux financements.

Mais ces défis loin de décourager, ne freinent pas l’ardeur et la volonté entrepreneuriale de la jeunesse qui y voit une opportunité d’auto emploi. L’entrepreneuriat apporte des solutions innovantes pour l’émergence du pays, trouve des solutions adaptées à ses défis. Dorénavant pour les jeunes maliens les défis sont des opportunités à saisir et à exploiter.

Dans cette révolution entrepreneuriale en pleine croissance au Mali, les jeunes s’appuient sur des idées innovantes et des outils technologiques pour améliorer les choses et créer de la richesse. Il y a aussi les incubateurs, qui jouent un rôle crucial dans l’accompagnement, la formation et le coaching de ces startupeurs.

Mais les startups sont en décalage par rapport au cadre juridique malien. D’où la nécessité d’établir des politiques qui tiennent compte de leurs spécificités et besoins.

Pour suivre cette révolution il faut des lois mieux adaptées et un climat des affaires propice. C’est pour cela, il y a quelques mois, en décembre 2018,  pour la première fois au Mali, l’ensemble de l’écosystème entrepreneuriale se concertait à travers le Bamako policy Hackathon pour proposer des mesures permettant de pallier les difficultés que rencontrent les startups.

Le 28 février une plateforme de consultation publique en ligne a été déployée ainsi que la tenue d’une assemblée générale de l’écosystème entrepreneuriale à Bamako, dans toutes les régions du Mali et même les pays de la diaspora pour plus d’inclusivité et de richesse sur le contenu.

Ces propositions seront un projet de loi dénommé le Mali Startup Act. Il sera porté devant le conseil des ministres puis l’assemble nationale pour être soumis au vote des députés. La startup est basée sur trois chapitres : les conditions de délivrance et de retrait du label startup ; les mesures incitatives à la création et la croissance des startups ; et le dernier porte sur le renforcement des capacités entrepreneuriales dans les universités.

Avec le Startup Act, la législation malienne aura réduit le décalage criard entre les startups et les lois. Créer un cadre juridique adapté, protecteur, incitatif pour entreprendre. Cela améliorera le climat des affaires tout en attirant les investisseurs étrangers.

Ces politiques si adoptées permettront d’élargir les champs d’action des startups, d’aplanir leurs obstacles.

Il y a de l’espoir à voir le projet aboutir, pour faire du Mali une startup nation.

 

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